Échanges avec vos clients et vos fournisseurs

Entre l'opérateur EDI et Sage 100, il y a un métier

Un distributeur qui travaille avec la grande distribution, les réseaux spécialisés ou les grands comptes n'a plus le choix : ses partenaires imposent l'EDI. La question n'est donc pas d'y aller ou non, mais de savoir ce qui se passe entre le fichier reçu et la ligne de commande dans votre ERP.

C'est précisément là que nous intervenons. Nous intégrons près de 500 000 flux EDI par an, tous messages confondus.

Notre place dans la chaîne

Relier vos enseignes à Sage 100

L'EDI a une finalité simple : faire circuler les commandes, les expéditions et les factures entre vos enseignes — grande distribution, surfaces spécialisées, réseaux professionnels — et votre gestion commerciale. Notre travail est de faire aboutir ce dernier maillon.

La chaîne EDI comporte quatre maillons : votre client ou fournisseur, l'opérateur EDI qui transporte les messages, Melorio qui transforme, contrôle et intègre, puis Sage 100 où la donnée devient exploitable.
  1. Votre client
    ou fournisseur

    Émet et attend des messages normalisés

  2. L'opérateur EDI

    Transporte les messages et garantit leur conformité

  3. Melorio

    Transforme, contrôle, intègre, surveille

  4. Sage 100

    Votre gestion commerciale, selon vos règles

L'opérateur EDI achemine les messages et garantit leur conformité à la norme. C'est un métier à part entière, exercé par des acteurs solides avec lesquels nous travaillons au quotidien — nous entretenons ces relations, et nous vous aidons à choisir celui qui convient à votre situation.

Parmi eux, @GP. Nous avons mené plusieurs projets avec leurs équipes, de la mise en place initiale à la reprise de flux déjà en production. Nous savons comment nos deux chaînes s'articulent : cela raccourcit la phase de raccordement, et cela évite les allers-retours le jour où un message ne passe pas. Leurs messages commerciaux et logistiques.

Melorio prend le relais à l'arrivée : recevoir, transformer selon les règles de chaque enseigne, contrôler, intégrer dans Sage 100, surveiller. C'est le maillon qui transforme un message conforme en donnée exploitable pour votre gestion.

Deux métiers complémentaires : l'opérateur garantit que le message arrive et qu'il est conforme, nous garantissons qu'il devienne une commande, une expédition ou une facture justes dans votre ERP.

Vos donneurs d'ordre

Qui est à l'autre bout de vos flux

Un projet EDI démarre rarement par choix. Il démarre parce qu'un réseau l'impose à ses fournisseurs, avec ses formats, son calendrier et ses pénalités. Voici ceux que nos clients livrent le plus souvent.

GMS

Grande distribution alimentaire

  • GALEC, LECASUD, etc. (E.Leclerc)
  • Intermarché
  • Carrefour

Le terrain le plus exigeant : avis d'expédition obligatoire, rendez-vous de livraison, contrôle à la palette. Un DESADV en retard ou faux se paie en pénalités, et c'est souvent ce qui décide un fournisseur à fiabiliser sa chaîne.

GSS

Grandes surfaces spécialisées

  • Cultura
  • Gifi
  • Fnac-Darty

Mêmes messages, autres attentes : des catalogues plus profonds, des fiches article plus riches, et des règles de facturation qui leur sont propres — écotaxe ligne à ligne, dépôt-vente, regroupement des commandes.

Marketplaces

Places de marché

  • Amazon
  • Fnac-Darty

Deux réseaux, deux modèles possibles, et ils ne se raccordent pas de la même façon. C'est la distinction que la section suivante développe, parce qu'elle change la chaîne entière.

Une enseigne, plusieurs raccordements

Un même nom ne veut pas dire un même profil. Chez E.Leclerc, les centrales n'ont ni le même format, ni le même calendrier, ni les mêmes contrôles : ce sont autant de raccordements distincts à faire vivre. C'est la raison pour laquelle un distributeur qui livre cinq réseaux en entretient souvent le double en profils.

Ces noms sont ceux des réseaux que nos clients livrent. Ils ne désignent ni des clients de Melorio, ni des partenariats.

Les places de marché

Vendor ou Seller, deux chaînes différentes

La question se pose avant toute chose, et elle décide de tout le reste : la place de marché vous achète-t-elle, ou vend-elle pour vous ?

Vendor — modèle 1P

Elle vous achète, puis elle revend

La place de marché se comporte comme une enseigne. Elle passe une commande ferme, sur son entrepôt, avec un prix négocié.

  • Raccordement EDI, en EDIFACT, par un opérateur
  • Messages les quatre habituels, ORDERS, ORDRSP, DESADV, INVOIC
  • Rythme des commandes groupées, à échéances
  • Dans Sage 100 un client de plus, avec son profil

Seller — modèle 3P

Vous vendez, elle encaisse et expose

Vous restez propriétaire de la marchandise jusqu'au client final. La place de marché tient la vitrine, le paiement et la relation.

  • Raccordement par interface de programmation, pas par EDI
  • Messages aucun EDIFACT — des commandes, des confirmations d'expédition et des numéros de suivi
  • Rythme au fil de l'eau, à l'unité, sans échéance
  • Dans Sage 100 un canal de vente, avec ses propres règles de stock et de tarif

La conséquence sur la chaîne est directe. Le schéma du haut de cette page — votre partenaire, l'opérateur EDI, nous, Sage 100 — décrit le modèle Vendor. En modèle Seller, l'opérateur disparaît : la place de marché parle directement à notre infrastructure, et c'est nous qui tenons le dialogue avec son interface.

Les deux coexistent souvent chez le même distributeur, parfois avec le même réseau. Ce sont alors deux raccordements à construire et à surveiller, et il vaut mieux le savoir au cadrage qu'au démarrage.

Les quatre messages

Un seul message entrant, trois sortants

Norme EDIFACT / EANCOM, dans les deux sens — les standards d'échange maintenus par GS1. Chaque sigle a un effet concret dans votre gestion commerciale : dépliez-en un pour voir ce qu'il devient.

Entrant ORDERS La commande envoyée par votre client.

Une commande client dans Sage 100, créée automatiquement ou soumise à validation.

Vous décidez : intégration automatique, ou mise à disposition de vos équipes pour contrôle avant création.

Sortant ORDRSP L'accusé de réception renvoyé à votre client.

L'accusé de réception, avec vos disponibilités : pour chaque ligne, si elle est honorée, acceptée ou refusée, et le motif.

Il est transmis dans tous les cas, quel que soit le résultat des contrôles. Un silence serait interprété comme une panne par votre client.

Sortant DESADV L'avis d'expédition envoyé à votre client.

L'avis d'expédition, aligné sur votre préparation de commande. Le niveau de détail dépend de l'enseigne : un avis simple pour les unes, une palettisation décrivant chaque niveau — palette, carton, colis, article — pour les autres.

Selon la répartition des rôles avec votre logisticien, il peut partir de Sage 100 ou être alimenté par un flux entrant venu de l'entrepôt.

Sortant INVOIC La facture transmise à votre partenaire.

La facture, dans le format attendu par votre partenaire : prix net, TVA, remises à plusieurs niveaux, et le cas échéant l'écotaxe portée ligne à ligne puis récapitulée en pied.

Une facture par commande, ou une facture regroupant plusieurs commandes — c'est votre règle client, pas la nôtre.

Logistique externalisée

De l'EDI, mais pas toujours à la norme EDIFACT

Quand la préparation est confiée à un prestataire, deux échanges s'ajoutent entre Sage 100 et l'entrepôt : l'ordre de préparation, qui part dès que la préparation de livraison est confirmée, et le retour de préparation, qui ramène quantités livrées et données de colisage — nombre de palettes et de colis, codes SSCC.

Ce sont bien des échanges de données informatisés, mais ils circulent le plus souvent dans le format propre au logisticien plutôt qu'en EDIFACT. Le raccordement d'un nouveau prestataire suppose donc de créer un format d'échange dédié — sans toucher au reste de la chaîne.

Exigences par enseigne

La même norme, jamais les mêmes attentes

Trois profils clients, trois jeux d'exigences, sur une même installation. C'est cette variété qui fait la difficulté réelle d'un projet EDI — pas la norme.

Trois profils coexistant sur une même installation en production. Noms et secteurs anonymisés.
Profil client ORDERSla commande · entrant ORDRSPl'accusé · sortant DESADVl'expédition · sortant INVOICla facture · sortant
Enseigne Ae-commerce Attendu Attendu Non attendu Spécifique
Enseigne Bgrande distribution alimentaire Attendu Attendu Attendu Attendu
Profil Crègles de facturation propres Attendu Attendu Non attendu Spécifique

Exemple · Enseigne A, case INVOIC

Un prix net, sans le détail de la remise

La commande arrive avec un prix net, remise déjà déduite, sans le détail qui la compose. Nous reconstituons dans Sage 100 le prix brut et la remise, afin que la facture transmise soit juste et que la donnée reste exploitable dans vos statistiques de vente.

Sans cette reconstitution, la marge et les remises accordées deviennent illisibles dans votre gestion commerciale.

Exemple · Profil C, case INVOIC

Des règles de facturation propres

La facture doit porter des éléments que la commande ne contient pas : l'écotaxe à faire figurer ligne par ligne, et selon les cas le dépôt-vente ou la gestion de lots. Ces règles sont celles du destinataire, pas celles du système.

C'est aussi ici que se décide le regroupement des commandes sur une même facture.

Facturation EDI

Une facture par commande, ou une seule consolidée

La règle de facturation n'est pas une propriété du système : c'est une exigence de votre client destinataire. Les deux cas cohabitent sur une même installation.

Sans consolidation

Trois commandes reçues

  • Commande 1 Client A
  • Commande 2 Client A
  • Commande 3 Client B

Trois factures émises

  • Facture 1 Client A
  • Facture 2 Client A
  • Facture 3 Client B
Avec consolidation

Les mêmes trois commandes

  • Commande 1 Client A
  • Commande 2 Client A
  • Commande 3 Client B

Deux factures émises

  • Facture 1 Client A — commandes 1 et 2
  • Facture 2 Client B — commande 3

Où se joue le regroupement. Dans Sage 100, il intervient lors de la transformation des pièces — le plus souvent au passage en bon de livraison. Le message émis indique alors explicitement toutes les commandes d'origine, ce qui préserve la traçabilité de chacune côté destinataire.

Comment nous procédons

De la réception à la maintenance

Le cheminement d'un flux : réception et transformation sur notre infrastructure, puis contrôle — au choix intégration automatique ou validation par vos équipes — puis intégration dans Sage 100, puis surveillance. L'ensemble est couvert par une tierce maintenance applicative.
  1. 1

    Réception
    et transformation

    Sur notre infrastructure, avant tout contact avec votre ERP

  2. 2

    Contrôle

    Votre décision, profil par profil

    • Intégration automatique
    • Validation par vos équipes
  3. 3

    Intégration
    dans Sage 100

    Par les objets métier, selon vos règles

  4. 4

    Surveillance

    Alerte sur le canal que vous utilisez déjà, réémission possible

5 Tierce maintenance applicative — sur toute la chaîne, avec un interlocuteur identifié

  1. Réception et transformation

    Les données arrivent sur notre infrastructure cloud. Elles y sont transformées et normalisées avant tout contact avec votre ERP.

  2. Contrôle avant intégration

    Vous décidez : intégration automatique, ou mise à disposition de vos équipes pour validation. Beaucoup de nos clients choisissent de garder la main sur l'entrée des commandes, et c'est un choix légitime que nous ne cherchons pas à leur retirer.

  3. Intégration dans Sage 100

    Création des documents dans votre gestion commerciale, selon vos règles de tarification, de remise et de dépôt. Les écritures passent par les objets métier de Sage : rien n'est écrit en base directement.

  4. Surveillance

    Un flux qui s'arrête sans que personne s'en aperçoive coûte plus cher qu'un flux qui n'a jamais existé : le client, lui, considère sa commande passée. Nous surveillons l'activité et les erreurs remontent sur le canal que vous utilisez déjà. Un message peut être réémis.

  5. Maintenance

    Une tierce maintenance applicative couvre l'assistance courante, la correction des anomalies et les ajustements de paramétrage, avec un interlocuteur identifié et une adresse unique.

Ce que nous voyons le plus souvent

Trois situations, trois façons d'entrer

Le cas le plus fréquent

« Un client nous impose l'EDI »

Un grand compte l'exige, avec une échéance. Nous cadrons le périmètre réel — quels messages, pour quelles enseignes, à quelle volumétrie — puis nous déployons par vagues, en commençant par le flux qui débloque la relation commerciale.

Très répandu

« Notre solution est ancienne et nous coûte cher »

Un opérateur historique, une technologie datée, des développements écrits dans un langage que plus personne ne maîtrise. Migration vers un opérateur moderne, réécriture dans un langage maintenable — retour sur investissement généralement atteint en moins de trois ans.

Second bénéfice, souvent décisif : des développements réécrits proprement sont ce qui permet ensuite de faire passer Sage 100 dans le cloud.

Urgence

« Nos flux tombent et nous ne savons pas pourquoi »

Reprise de l'existant, mise sous surveillance, documentation, puis stabilisation. Dans cet ordre : on ne stabilise pas ce qu'on n'a pas encore compris.

Ce qu'il faut prévoir

De votre côté

Quatre conditions qui font la différence entre un projet qui tient ses délais et un projet qui s'étire.

  • Un cahier des charges fonctionnel en début de projet. Nous ne démarrons pas sans.
  • Une passerelle de données installée sur votre serveur Sage ou sur une machine virtuelle dédiée, gérée par nos soins.
  • Un interlocuteur métier disponible. Les règles de gestion ne s'inventent pas, elles se recueillent.
  • Des accès techniques stables. S'il faut demander une autorisation à chaque intervention, les délais s'allongent et le coût suit.

Faire auditer

Faites auditer vos flux

Nous regardons ce qui circule aujourd'hui, ce que vos partenaires demandent, ce que vous payez et ce que cela vous coûte en temps. Vous repartez avec un état des lieux — que vous travailliez ensuite avec nous ou non.