Pour une direction financière

Chercher, recouper, expliquer

C'est là que part l'essentiel du temps d'une direction financière de PME. Décider prend quelques minutes ; réunir de quoi décider prend la semaine. L'intelligence artificielle est utile exactement sur ces trois verbes.

D'où nous parlons

Nous avons occupé le poste

Melorio est dirigée par un ancien contrôleur de gestion devenu responsable financier : une quinzaine d'années dans des groupes internationaux, puis en PME française. Ce qui suit ne vient pas d'un argumentaire fournisseur, mais d'un souvenir précis de ce que le poste demande.

Le rapprochement bancaire qui ne tombe pas à six euros près, et la demi-journée qu'il coûte. Le fichier qui doit partir jeudi soir, avec ou sans l'explication de l'écart. Le commentaire de gestion qu'on finit par écrire à dix-neuf heures, faute d'avoir eu le temps de chercher la bonne cause. La question du dirigeant, posée dans le couloir, à laquelle on répond « je regarde » en sachant que cela prendra deux heures.

Un directeur financier ne manque pas d'outils. Il manque de temps entre le moment où la question est posée et celui où elle demande une réponse.

C'est la raison pour laquelle cette page ne commence pas par une liste de fonctionnalités. Elle commence par l'endroit où le temps se perd.

Le vrai problème

Les questions sont simples. Les réponses sont éparpillées

Voici cinq questions qu'un directeur financier de PME pose dans une semaine ordinaire, et les endroits où se trouve la réponse aujourd'hui.

« Pourquoi la marge du mois est-elle en retrait de deux points ? »

  • Gestion commerciale
  • L'extraction du contrôleur
  • Le fichier des remises de fin d'année
  • Un courriel du commercial

« Quels clients ont dépassé leur encours cette semaine ? »

  • Comptabilité
  • Le tableau de suivi des relances
  • L'assurance-crédit

« Où en est le litige avec ce fournisseur ? »

  • La facture dans la GED
  • Le bon de réception
  • Un échange par courriel

« Quelle est la dernière version du contrat de transport ? »

  • Le serveur de fichiers
  • Une pièce jointe
  • Le classeur, parfois

« Combien nous a réellement coûté ce produit, rendu quai ? »

  • La facture fournisseur
  • La facture de transport
  • Les droits de douane
  • Le taux de change du jour

Une intelligence artificielle ne rend pas ces questions plus intelligentes. Elle va regarder dans les cinq endroits en même temps, et elle restitue ce qu'elle trouve — à une condition, qui commande tout le reste : avoir le droit d'y accéder.

Comment nous ouvrons l'accès à Sage 100

Quatre moments

Ce que cela change dans un mois de travail

Aucun de ces usages ne supprime une décision. Tous suppriment du temps de recherche avant la décision.

  1. La clôture

    Les contrôles que l'on fait à la main, parce qu'ils sont trop nombreux pour être automatisés un par un : écritures manquantes par rapport au mois précédent, comptes dont le solde bouge anormalement, rapprochements qui ne tombent pas, pièces sans lettrage, fournisseurs facturés deux fois. Une IA branchée sur la comptabilité les passe tous, et sort une liste d'anomalies à regarder.

    Ce que cela donne — la liste est sur votre écran avant la réunion de revue, et la réunion sert à arbitrer plutôt qu'à découvrir.

  2. Le reporting et le commentaire d'écart

    Les chiffres sortent de Power BI ou de Sage 100 sans difficulté. Ce qui coûte, c'est la phrase qui les accompagne, et le travail de fouille qui la précède : identifier quelle famille, quel client, quel poste explique l'écart. L'IA fait cette fouille et propose un brouillon de commentaire, sourcé.

    Ce que cela donne — vous partez d'un texte à corriger plutôt que d'une page blanche, et le temps gagné repart dans l'analyse.

  3. L'encours et le risque client

    Le suivi de l'encours souffre d'un défaut structurel : il faut ouvrir un tableau de bord pour s'apercevoir qu'il fallait l'ouvrir. Un agent qui surveille les dépassements, les retards qui s'installent et les commandes engagées sur un compte déjà tendu renverse le mouvement — c'est l'information qui vient à vous.

    Ce que cela donne — une alerte nominative dans Teams ou par courriel, au moment où elle sert encore à quelque chose.

  4. La recherche documentaire

    Retrouver une clause, une note de procédure, un avenant, le dernier barème d'un fournisseur. C'est l'usage le plus immédiatement rentable, et le plus dépendant d'autre chose : une IA ne lit que des documents rangés dans un espace auquel elle a accès et dont les droits sont propres.

    Ce que cela donne — la réponse en quelques secondes, avec le lien vers le document. Et un préalable : la gouvernance de vos documents.

Un exemple

Le brouillon, et ce qu'un contrôleur en fait

Voici à quoi ressemble, concrètement, un commentaire d'écart proposé par une IA branchée sur la gestion commerciale — et le travail qui reste.

Proposé par l'assistant

La marge brute de septembre s'établit à 27,4 %, contre 29,1 % en août. Le recul tient pour l'essentiel à la famille Accessoires, dont le taux passe de 34 % à 28 % : deux commandes à prix négocié représentent à elles seules 61 % du volume de la famille sur le mois.

Le solde de l'écart provient du coût de transport à l'unité, qui passe de 1,12 € à 1,31 €.

Ce que le contrôleur en fait

  • Il sait que les deux commandes correspondent à l'ouverture d'un compte et que le prix consenti était délibéré. Il l'écrit — l'assistant ne pouvait pas le savoir.
  • Il vérifie que la hausse du transport n'est pas un décalage de facturation. Deux minutes, au lieu des quarante qu'aurait pris la recherche de la cause.
  • Il supprime la seconde phrase, exacte mais sans intérêt pour le comité de direction. C'est un jugement, et il reste le sien.

Exemple reconstitué, chiffres inventés. Aucune donnée client ne figure sur ce site.

Les limites

Ce que nous ne promettons pas

Un chiffre sans origine

Tout montant restitué doit pouvoir être remonté jusqu'à la pièce qui le produit. Un assistant qui donne un résultat sans dire d'où il sort est inutilisable en finance, et nous construisons les accès pour que ce ne soit jamais le cas.

Une validation à votre place

Aucun de nos agents ne valide une écriture, ne lance un paiement ni ne solde un litige. Ils préparent, ils signalent, ils rédigent un brouillon. La main reste sur le bouton.

Des droits élargis

L'IA n'a jamais plus d'accès que la personne qui l'interroge. Un responsable d'agence qui pose une question sur la marge obtient la marge de son périmètre, parce que c'est ce que son compte permet de voir.

Vos données en apprentissage

Les moteurs que nous employons ne s'entraînent pas sur les données de nos clients, et la localisation du traitement se choisit. C'est presque toujours la première question posée, et elle a une réponse nette.

La suite

Par où commencer, dans cet ordre

Cet ordre n'est pas négociable, et il explique la plupart des déceptions que nous voyons ailleurs : l'accès et la formation ne rattrapent jamais une donnée fausse.

  1. 1

    Fiabiliser ce qui sera lu

    Les comptes, les axes analytiques, les familles d'articles, les documents. C'est le travail le moins spectaculaire et celui qui décide du résultat.

    Le reporting et la donnée

  2. 2

    Ouvrir l'accès

    Brancher l'assistant sur la gestion, avec les droits de chacun et la traçabilité de chaque réponse. C'est l'objet de notre serveur MCP pour Sage 100.

    Le serveur MCP pour Sage 100

  3. 3

    Former l'équipe

    Une direction financière qui sait formuler ses demandes obtient en une heure ce qu'elle mettait une semaine à obtenir. Cela s'apprend, et vite.

    Nos formations

Nous contacter

Une heure avec quelqu'un qui a tenu le poste

Dites-nous ce qui vous coûte le plus de temps dans le mois, et sur quels outils vous travaillez. Nous vous dirons franchement ce qui se traite aujourd'hui, ce qui demande un travail préalable sur les données, et ce qui n'est pas encore mûr.

Si vous préférez commencer par monter en compétence, nos formations s'adressent d'abord aux directions financières.