Réapprovisionnement et calcul des besoins

Réappro la bonne question n'est pas combien il reste, mais quand commander

Le stock physique présent en entrepôt ne dit rien de la situation dans trois semaines. Une partie est déjà promise à des clients, des réceptions fournisseurs sont attendues, des livraisons sont en préparation. L'acheteur qui regarde son stock disponible regarde une photo, alors que sa décision porte sur un film.

Un article, un dépôt — projection sur cinq semaines Données d'exemple, fictives
stock minimum délai fournisseur · 15 jours aujourd'hui J+11 J+26 J+35
  • Aujourd'hui, 180 en stock — confortable
  • Commander avant J+11
  • Rupture prévue J+26

La remontée au jour 8 est une réception fournisseur déjà commandée. Elle repousse la rupture, elle ne l'évite pas — et c'est exactement ce qu'un solde instantané ne permet pas de voir.

Le constat

Un solde instantané ne décide de rien

La performance du négoce se joue sur un équilibre difficile à tenir : avoir la marchandise quand le client la demande, sans immobiliser de trésorerie dans du stock dormant. Trop de stock coûte ; pas assez fait perdre la vente, et parfois le client.

  • Votre écran de stock affiche un solde rassurant — et une partie est déjà promise.
  • Vous commandez quand vous constatez que le niveau est bas, donc toujours trop tard du délai fournisseur.
  • Le stock global paraît suffisant, alors qu'un dépôt est déjà à sec.
  • Vous passez trois commandes dans la semaine au même fournisseur, et trois fois les frais de transport.
  • Vous traitez les alertes dans l'ordre où elles arrivent, pas dans l'ordre de ce qu'elles bloquent.

Les critères

Un réapprovisionnement juste ne tient pas sur un seul indicateur

Le travail consiste à assembler, dans un même raisonnement, des informations qui vivent habituellement dans des écrans séparés de l'ERP.

Ce qui compose le stock à venir

Quatre sources, une seule courbe

  • Le stock physique présent en entrepôt, par dépôt
  • Les commandes déjà passées aux fournisseurs, avec leur date de réception attendue
  • Les commandes clients enregistrées, qui viendront ponctionner le stock
  • Les préparations de livraison en cours — marchandise encore en stock, mais déjà engagée

Chacun de ces éléments est positionné sur une date. C'est ce qui permet de reconstituer une courbe plutôt qu'un solde.

Les seuils et le temps

Ce qui déclenche, et quand

  • Le stock minimum défini sur la fiche article
  • La quantité minimale de commande négociée avec le fournisseur, qui impose souvent de commander plus tôt ou plus gros que ne le voudrait le seul seuil
  • Le délai d'approvisionnement propre à chaque couple article / fournisseur — c'est lui qui transforme une date de rupture prévue en date de commande à ne pas dépasser

La logique d'achat

Au-delà de l'article

  • Le fournisseur principal de chaque article, qui détermine à qui la commande doit partir
  • Le regroupement : quand un article déclenche une commande, le système propose les autres articles du même fournisseur qu'il serait pertinent d'embarquer — pour éviter de multiplier commandes et frais de transport
  • La criticité de l'article : toutes les alertes ne se valent pas, certaines références bloquent une activité entière

La maille géographique

Dépôt par dépôt

L'ensemble du calcul est mené par dépôt, et pas seulement au niveau global de l'entreprise.

Un stock global satisfaisant peut masquer une rupture sur un site. C'est le cas le plus fréquent, et le plus coûteux : la marchandise existe, elle n'est simplement pas là où le client la demande.

Le cheminement

De vos données à la commande à passer

Sans changer d'outil pour l'acheteur : le calcul est mené au plus près de la base de gestion, et restitué dans les tableaux de bord que vos équipes utilisent déjà.

Le calcul part de ce que contient déjà la gestion — stock en entrepôt, commandes fournisseurs attendues, commandes clients engagées, seuils et délais négociés. Il projette le stock jour après jour, détecte le passage sous le seuil, recule du délai d'approvisionnement pour obtenir la date limite de commande, puis regroupe par fournisseur et priorise par criticité. L'acheteur obtient une liste classée par date limite, une commande prête par fournisseur, les références critiques en tête et une lecture dépôt par dépôt.

Ce que contient déjà votre gestion

  • Stock en entrepôt
  • Commandes fournisseurs attendues
  • Commandes clients déjà engagées
  • Seuils, quantités et délais négociés

Ce que le calcul en fait, chaque jour

  1. Projection du stock, jour après jour
  2. Détection du passage sous le seuil
  3. Recul du délai d'approvisionnement,
    pour obtenir la date limite de commande
  4. Regroupement par fournisseur
    et priorisation par criticité

Ce que l'acheteur a sous les yeux

  • Une liste classée par date limite
  • Une commande prête, par fournisseur
  • Les références critiques en premier
  • Une lecture dépôt par dépôt

Ce que cela change

De réactif à prévisionnel

On passe d'un réapprovisionnement réactif — on commande quand on constate que le stock est bas — à un réapprovisionnement prévisionnel : le système projette le stock dans le temps, détecte la date de franchissement du seuil, remonte le délai du fournisseur et annonce la date limite de commande.

L'acheteur ne trie plus par niveau de stock. Il traite une liste classée par date limite de commande.

Ce que ce projet dit de nous

Le calcul avant l'écran

  1. Nous partons du raisonnement métier

    La demande initiale portait sur un calcul de dates. Le cadrage a montré que le vrai sujet était en amont : définir ce qu'est le stock projeté, et quelle date de livraison fait foi quand l'ERP en propose plusieurs. Cet arbitrage a été posé avec le métier avant toute ligne de code — c'est une convention de gestion, pas un choix technique.

  2. Nous rapprochons le calcul de la donnée

    Les traitements sont implantés au plus près de la base de gestion plutôt que dans le rapport. Le tableau de bord y gagne en rapidité et en simplicité ; surtout, la logique devient un actif réutilisable au lieu d'être enfermée dans un fichier.

  3. Nous capitalisons d'un client à l'autre

    Ce travail a été intégré à notre socle de modèles Sage 100, qui compte aujourd'hui une vingtaine de briques standardisées, dont trois dédiées au réapprovisionnement. Le distributeur suivant ne repart pas de zéro : il bénéficie d'un composant déjà éprouvé, adapté à son organisation.

  4. Nous documentons

    La structure fonctionnelle de Sage 100 est entretenue par nos soins sous forme de base documentaire interne. C'est ce qui permet de qualifier un besoin et de retrouver l'information de gestion correspondante en quelques minutes.

  • 20briques réutilisables au socle Sage 100
  • 3dédiées au réapprovisionnement
  • cloud et localdéployé sur les deux environnements

Nous contacter

Vos données contiennent déjà la réponse

Stock, commandes fournisseurs, commandes clients, seuils et délais : tout est dans votre gestion. Ce qui manque est le calcul qui les met sur une même ligne de temps. Parlons de votre organisation d'achat.