Démonstration · 11 octobre 2026

Sage 100 et Mistral, de la question à la relance prête à partir

Une phrase tapée en français, un connecteur ouvert sur la base de gestion, et sept écrans plus loin : un tableau de relances classé, un brouillon d'e-mail rédigé dans Outlook et un rappel posé dans le calendrier. Voici la séquence entière, sans montage.

Avant la première image

Ce que vous regardez

Toutes les captures de cette page viennent de LUMIORA, notre dossier de démonstration : une maison de joaillerie qui n'existe pas, ses clients, ses articles et ses factures. Les sociétés citées sont inventées, les montants aussi. Rien de ce qui s'affiche ici n'appartient à un client de Melorio.

Ce dossier tourne sur un Sage 100 ordinaire. Ce qui s'y ajoute est un connecteur que nous déployons dans la base : un jeu de vues et de procédures qui traduisent le modèle de Sage en vocabulaire de gestion, et que l'assistant interroge sans jamais composer lui-même une requête. Le mécanisme est décrit en détail sur la page qu'est-ce qu'un serveur MCP ; cette page-ci se contente de montrer ce que cela donne à l'écran.

Côté assistant, ces écrans sont ceux de Mistral Vibe, l'assistant de Mistral AI — le produit que l'on a longtemps connu sous le nom de Le Chat. Ils ont été pris dans un navigateur ; les mêmes questions se posent depuis l'application mobile.

Mise en service

Brancher Sage 100 sur Mistral prend moins d'une minute

Une fois le connecteur déployé, l'opération côté utilisateur tient en deux champs.

Votre administrateur ajoute le connecteur dans Mistral, colle une adresse et une clé, enregistre. Il n'y a pas d'application à installer sur les postes, pas d'agent à déployer, pas de copie de données à programmer. L'assistant que vos équipes ouvrent déjà gagne un outil de plus dans sa liste.

À partir de là, le même connecteur répond dans le navigateur et sur le téléphone. Un directeur commercial en déplacement pose la même question que sa comptable au bureau, et obtient le même chiffre : il n'y a qu'une source, lue en direct.

Ce que l'utilisateur voit

  • Un connecteur nommé dans la liste de Mistral
  • Aucun écran Sage à ouvrir pour poser sa question
  • Navigateur et mobile, sans configuration séparée
  • Chaque réponse horodatée à la seconde de l'interrogation

La séquence

Cinq écrans, une seule conversation

Entre la première phrase et le rappel posé dans le calendrier, l'utilisateur n'a quitté Mistral à aucun moment.

1. La question, en français

« Lister les 5 plus grosses factures à relancer au 30/06/2025, âgées de plus de 90 jours. » Aucun nom de table, aucune date au format d'un moteur de base de données, aucun code client. Mistral choisit dans la liste d'outils que le connecteur lui expose, en appelle trois, et commence par récupérer la balance âgée.

Conversation Mistral. L'utilisateur écrit : « Lister les 5 plus grosses factures à relancer au 30/06/2025, âgées de plus de 90 jours », en désignant le connecteur MCP LUMIORA V1. Sous la question, Mistral indique avoir utilisé ce connecteur et trois outils, puis répond que la balance âgée au 30/06/2025 a été récupérée et qu'il va identifier les clients dont le dû dépasse 91 jours.
La ligne grise « Utilisé Connecteur MCP LUMIORA V1 · Utilisé 3 outils » est la plus importante de l'écran : elle dit que le chiffre vient de Sage 100 et nomme le chemin emprunté. Un assistant qui répondrait sans cette ligne répondrait de mémoire.

2. La réponse prend la forme d'un canvas

Mistral ouvre un canvas — un document latéral qu'il compose et met à jour au fil de l'échange. Ici : un graphique en barres, puis le tableau classé avec le numéro de facture, le client, le montant dû, la date de pièce, l'échéance et le retard en jours. C'est un petit rapport, produit en quelques secondes, à partir de la gestion réelle.

Canvas Mistral intitulé « Relances factures impayées ». En haut, un graphique en barres orange titré « Top 5 des factures à relancer au 30/06/2025 (plus de 90 jours) », échelonné de zéro à soixante mille euros. En dessous, un tableau à sept colonnes : rang, facture, client, montant dû, date de pièce, échéance et retard sur échéance. Les trois premières lignes montrent des factures de 60 674,29 €, 54 069,88 € et 44 514,90 €, toutes avec 150 jours de retard.
Les trois premières lignes portent la mention « à-nouveau » : ce sont des reports d'exercice, que le connecteur restitue comme tels. Données du dossier de démonstration LUMIORA.

3. L'enchaînement vers Outlook

La phrase suivante change de registre : « Préparer une relance par email à mettre en brouillon pour Centrale Petit Joaillerie. Ajouter une tâche pour moi-même pour me souvenir d'appeler en fin de semaine prochaine. » L'utilisateur mentionne Outlook, et Mistral mobilise deux connecteurs de plus.

Champ de saisie de Mistral contenant l'instruction : « Préparer une relance par email à mettre en brouillon pour Centrale Petit Joaillerie. Ajouter une tâche pour moi-même pour me souvenir d'appeler en fin de semaine prochaine », suivie d'une pastille Outlook.
Une seule phrase pour deux actions dans deux applications différentes.
Bandeau d'exécution de Mistral indiquant « Utilisé 2 connecteurs », avec deux lignes détaillées : outlook, Draft Outlook Email, et outlook_calendar, Schedule Event.
Mistral annonce ce qu'il a fait et avec quoi. Trois connecteurs sont intervenus dans la même conversation : Sage 100 pour les chiffres, Outlook pour le message, le calendrier pour le rappel.

4. Le brouillon, écrit et chiffré

Le message est dans Outlook, avec son objet complet, le tableau des deux factures en souffrance, le total à régler, et une formule de relance qui laisse la porte ouverte à un règlement déjà émis ou à un litige. Les montants ne sont pas recopiés à la main : ils viennent de la même interrogation que le tableau de l'étape 2.

Il reste un brouillon. Mistral l'a rédigé, il ne l'a pas envoyé. La personne relit, corrige le ton si elle le souhaite, et décide.

Fenêtre de rédaction Outlook. Objet : « Relance – Centrale Petit Joaillerie – Factures FA2407573 et FA2500479 – Solde à régler : 75 288,47 € », avec la mention « Draft saved at 15:44 ». Le corps du message commence par « Madame, Monsieur, sauf erreur ou omission de notre part, notre comptabilité fait apparaître que les factures ci-dessous demeurent en suspens à ce jour », suivi d'un tableau de deux factures et d'une ligne de total à 75 288,47 €.
L'objet du message porte déjà les numéros de facture et le solde : c'est ce qui fait qu'une relance se traite sans ouvrir la pièce jointe. Dossier de démonstration ; l'adresse du destinataire est fictive.

5. Le rappel, posé dans la semaine

« En fin de semaine prochaine » a été compris comme le vendredi suivant, et le créneau est dans le calendrier, intitulé en clair. C'est le détail le plus modeste de la séquence, et celui qui change le plus une journée de travail : la relance ne se perd pas entre deux réunions.

Calendrier Outlook affichant la semaine du 12 au 18 octobre 2026. Une bulle de détail montre un événement intitulé « Appeler Centrale Petit Joaillerie (CEN) – suivi pointage de compte », programmé le vendredi 16 octobre 2026 de 9 h 00 à 9 h 30.
Trente minutes, un titre qui dit pourquoi, et le code du client entre parenthèses pour retrouver la pièce sans chercher.

Un autre terrain

La même mécanique, côté ventes

Les relances parlent au directeur financier. Voici ce que donne la même question posée par un directeur commercial.

Le classement des vingt meilleurs articles depuis le 1er janvier, avec pour chacun le chiffre d'affaires net hors taxes, la quantité vendue, le nombre de documents et la marge. Le canvas affiche d'abord les deux agrégats qui cadrent la lecture : ce que pèse le premier article, et ce que pèsent les 582 autres réunis.

Canvas Mistral intitulé « Analyse ventes LUMIORA ». Mistral indique avoir utilisé le connecteur MCP LUMIORA V1 et quatre outils, puis présente le top 20 des articles les mieux vendus depuis le 1er janvier 2026. Deux cartes : le premier article réalise 1 040 111,70 € de chiffre d'affaires net hors taxes pour 31 946 unités et 50,96 % de marge ; les 582 autres articles cumulent 487 425,77 € sur 7 132 lignes de vente. En dessous, un graphique en barres orange classe les vingt articles par chiffre d'affaires, avec une infobulle sur le deuxième.
Le premier article pèse plus que les 582 autres cumulés. C'est le genre de constat qu'un tableau de bord montre une fois par mois, et qu'une question posée à voix haute donne en quelques secondes. Données LUMIORA.

Pourquoi Mistral

Ce que l'assistant apporte à cette séquence

Nous travaillons avec trois moteurs, et celui-ci tient une place particulière dans les usages de gestion.

L'usage

Mistral Vibe se tient bien

Le soin de l'interface compte quand l'outil sert tous les jours : la conversation, le canvas et les connecteurs cohabitent sans que l'on cherche où l'on est.

Le canvas

Un rapport se compose en répondant

Graphique, tableau, agrégats de cadrage. Le canvas se met à jour au fil de l'échange, et se relit comme un document.

Le temps réel

Aucune copie à rafraîchir

Chaque réponse est lue dans Sage 100 au moment où elle est demandée. Il n'y a pas d'entrepôt intermédiaire, donc pas de décalage à expliquer.

Partout

Navigateur et mobile

Le même connecteur, les mêmes droits, les mêmes chiffres. Une question posée depuis un quai de gare vaut celle posée au bureau.

Microsoft 365

Outlook et le calendrier

La gestion fournit le chiffre, la messagerie porte l'action. C'est l'enchaînement des étapes 3 à 5 de la séquence.

Souveraineté

Un modèle français, hébergé en Europe

Le sujet revient dans presque tous nos échanges avec des directions financières. Il se traite au moment du choix du moteur, et non après.

Honnêteté

Ce que ces écrans ne montrent pas

Mistral n'écrit rien dans Sage 100. Le connecteur est en lecture seule, et cette propriété est portée par les droits du compte de connexion, non par une règle applicative que l'on pourrait contourner. Aucune pièce n'est créée, aucune écriture comptable n'est passée.

Rien n'est envoyé sans vous. L'e-mail reste en brouillon. Le rendez-vous est posé dans votre propre calendrier, et vous seul le voyez. La décision de relancer appartient toujours à la personne.

Le connecteur ne devine pas votre modèle. Ce qui rend ces réponses justes, c'est le travail fait en amont dans la base : traduire CT_Num en numéro de client, DO_Type = 6 en facture, et une balance âgée en une balance que votre comptable reconnaîtrait. C'est ce travail que nous apportons, et il se refait pour chaque dossier.

La séquence a été jouée sur un dossier de démonstration. Sur vos données, la première question à laquelle nous répondons est la seule qui compte : est-ce que le chiffre tombe juste ?

Questions fréquentes

Sage 100 et Mistral, en pratique

Peut-on connecter Sage 100 à Mistral ?

Oui. Mistral Vibe — anciennement Le Chat — accepte des connecteurs externes ; nous en déployons un qui ouvre un chemin vers votre base Sage 100. L'administrateur l'ajoute une fois, avec une adresse et une clé. Le détail du mécanisme est sur la page serveur MCP.

Mistral a-t-il accès à toute la base Sage 100 ?

Non. L'assistant ne compose aucune requête : il choisit dans une liste d'outils que nous avons préparée, et ne peut atteindre que les objets qui s'y trouvent. Ce qui n'a pas été exposé reste hors de portée.

Faut-il changer quelque chose dans Sage 100 ?

Non. Les objets sont déployés dans un schéma séparé de la base. Les tables de l'éditeur ne sont ni modifiées, ni indexées, ni touchées, et vos écrans restent les vôtres.

Est-ce que cela fonctionne sur mobile ?

Oui, sans configuration séparée. Le connecteur est attaché à votre espace Mistral, donc il suit : la même question posée depuis le téléphone donne la même réponse que depuis le navigateur.

Les chiffres sont-ils à jour ?

Oui, par construction : il n'existe pas de copie des données. Chaque réponse porte l'horodatage de l'interrogation, et ce qui est lu est ce qui est dans Sage à cette seconde.

Mistral peut-il envoyer la relance tout seul ?

Dans la séquence montrée ici, il rédige un brouillon et s'arrête là. C'est un choix de conception : une relance client engage la relation commerciale, et mérite un regard avant de partir.

Et si nous utilisons Claude ou Copilot ?

Claude se connecte directement, de la même façon. Pour Microsoft 365 Copilot, la connexion passera par un agent publié dans votre propre locataire : nous l'annoncerons une fois éprouvée en conditions réelles. C'est le même service derrière, exposé différemment.

Et si notre Sage 100 est installé sur nos propres serveurs ?

Parlons-en. La réponse dépend de la façon dont votre base est accessible, et elle se tranche en un échange plutôt que sur une page web.

Pour aller plus loin

Trois pages qui prolongent celle-ci

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La même séquence, sur vos questions

Nous rejouons cette démonstration en direct, sur le dossier LUMIORA, avec vos questions à vous. Une heure suffit pour savoir si le chemin vaut le détour chez vous.

Nous nous déplaçons dans toute l'Île-de-France, et particulièrement autour de Massy, de Courtabœuf et du pôle d'Orly.